RepEres en morphologie

 

Éditeurs scientifiques :   Georgette Dal, Dany Amiot

2013

table des matières

 

Les articles seront cités de la manière suivante :

Nom prénom (2013), "Titre", in Dal G. et Amiot D., Repères en morphologie, pp. XX-XX, [lien vers article]. Réédition en ligne du laboratoire STL de Nom prénom (année du texte d'origine), "Titre d'origine" (si différent ; sinon, ne pas réindiquer le titre), Silexicales XX, pp. XX-XX.

 

Les textes réunis dans ce recueil en ligne reprennent une partie des articles constitutifs des numéros 1, 2 et 3 de la revue Silexicales, série de l’UMR 8528 « Silex » (CNRS et Univ. Lille 3) puis 8163 « STL » (CNRS et Univ. Lille 3 & Lille 1), éditée par l’université Lille 3 à partir de 1997.

 

 

 

Ces trois numéros, parus entre 1997 et 2002, rassemblaient les actes d’une rencontre internationale, le Forum de morphologie, qui a connu trois éditions pendant cette période, en alternance entre Lille 3 et Toulouse 2. La vocation de ce groupement informel de morphologues était à la fois de structurer un domaine assez peu exploré en France à l’époque, en dehors des travaux menés à Lille sous l’impulsion de Danielle Corbin et à Toulouse sous celle de Marc Plénat, et aussi de donner une dimension internationale aux travaux menés.

Pour préserver à la fois la chronologie d’un domaine de la linguistique, la morphologie, dont les lignes ont bougé très rapidement depuis la première édition, et l’unité thématique de chacun de ses numéros sources, le présent volume est structuré selon trois thématiques : mots possibles et mots existants, morphologie des dérivés évaluatifs, unités morphologiques.

 

Le principe de sélection des textes retenu a été celui du « Repère » : soit que l’article constitue le premier d’une série, comme celui de Gilles Boyé et Olivier Bonami sur ce qui ne s’appelait pas encore espace thématique ou celui de Michel Roché avec ses dérivés aberrants, dont le pouvoir explicatif devait se révéler beaucoup plus important que lui-même ne le soupçonnait peut-être en 1997 ; soit, plus simplement, que l’article reste d’actualité et mérite d’être de nouveau rendu accessible à la (petite) communauté scientifique des morphologues et, nous l’espérons, au-delà.

 

Sauf précision contraire, les textes publiés ici sont les textes d’origine, nettoyés de leurs éventuelles coquilles. Des reformulations cosmétiques ont pu être apportées ici ou là par les auteurs eux-mêmes. De même, dans toute la mesure du possible, les références bibliographiques des travaux cités dans les textes d’origine notés comme « à paraître » ont été actualisées. L’article le plus remanié est celui de Franz Rainer, moins le texte lui-même que les données rassemblées en annexe grâce à Google Books, ce qui a en outre permis à son auteur de nombreuses améliorations dans les datations. Quand cela était possible, nous avons demandé aux auteurs de rédiger un chapeau resituant le texte dans un parcours de recherche. Danielle Corbin, à qui l’on doit d’avoir érigé en France la morphologie comme objet d’études à part entière, nous ayant quitté, la rédaction du texte introductif de son article a été confiée à Pierre Corbin. 


Table des matières

 

 I. Mots possibles et mots existants

 

Dany Amiot / Contraintes sémantiques sur les inputs des règles de formation de lexèmes : préromantisme vs *prépaleur (p. 1-10)
Michet Aurnague et Marc Plénat / Manifestations morphologiques de la relation d’attachement habituel (p. 11-20)
Philippe Barbaud / Composition lexicale et nominalisation : où est la morphologie ? (p. 21-29)
Danielle Corbin / Entre les mots possibles et les mots existants : les unités lexicales à faible probabilité d’actualisation (p. 30-41)
Michel Roché / Briard, bougeoir et camionneur : dérivés aberrants, dérivés possibles (p.42-50)

 

II. La morphologie des dérivés évaluatifs

Denis Creissels / Origine et évolution des diminutifs et augmentatifs dans quelques langues africaines (p.51-57)
Georgette Dal / Suffixation par –et(te) et bases verbales (p.58-67)
Bernard Fradin / La suffixation en –ET est-elle évaluative ? (p. 68-83)
Françoise Kerleroux / Sur quelles bases opère l’apocope ? (p. 84-94)
Laurence Labrune / Les dérivés évaluatifs en japonais et l’émergence de la marque (p. 95-103)
Stéphanie Lignon / Description morphophonologique de la suffixation en –asse, ou pourquoi est-il plus difficile de suffixasser que de suffixouiller ? (p. 104-113)
Marc Plénat / Distribution des suffixes évaluatifs en français (p. 114-124)

 

III. Les unités morphologiques

Paolo Acquaviva / Lexemes as listed structures : Evidence from Italian irregular plurals (p. 125-135)
Anna Anastassiadis-Syméonidis / L’élément –odhis en grec moderne : un cas de grammaticalisation (p. 136-149)
Olivier Bonami et Gilles Boyé / La nature morphologique des allomorphies conditionnées : les formes de liaison des adjectifs en français (p. 150-160)
Fabio Montermini / Suffixation et voyelles finales en italien (p. 161-170)
Fiammetta Namer / WaliM : valider les unités morphologiques complexes par le Web (p.171-181)
Franz Rainer / L’intégration des composés latins du type aurifer en français (p.182-194 ; annexes : p. 195-214)
Florence Villoing / Les bases des opérations de construction morphologiques sont des unités sémantiquement spécifiées. Illustration à la lumière de la composition [VN]N/A du français (p. 215-222)