| Matthieu
FONTAINE
Allocataire de recherche-Moniteur |
Bâtiment B, Bureau : B4-142b Domaine
Universitaire Pont de Bois |
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Directeur : Prof. Dr. Shahid Rahman |
Centres
d’intérêt: Logiques modales et
intentionnelles |
mise à jour le 2 avril 2009
Sujet de thèse :
Pour une réflexion critique sur
l’identité dans la logique intentionnelle explicite L’intentionnalité est la caractéristique fondamentale de
la cognition. En effet, l’intentionnalité est cette caractéristique d’un état
mental par lequel on se « dirige vers » un objet de cognition. On
la saisit linguistiquement à travers des verbes tels que « savoir»,
« croire », « craindre », « espérer », et bien
d’autres. L’engagement ontologique de l’objet d’un acte
intentionnel dans l’argumentation, qu’elle soit persuasive, rhétorique ou
logique, est le sujet principal de mon projet. Peut-on admirer quelqu’un si
l’on ne croit pas à son existence ? Peut-on déclencher une panique au
sein d’une population si l’objet de la peur n’existe pas ? Peut-on
supposer que l’objet de l’intention soit indépendant de l’existence ?
Peut-on donner un critère d’identité de l’objet non existant d’une
intention ? Je m’intéresserai principalement à ce qui a été appelé intentionnalité
explicite. Cette conception explicite de l’intentionnalité considère
qu’on peut réunir l’agent et la proposition au sein d’une relation exprimée
sous forme de proposition en étendant le langage pour la logique à l’aide
d’un opérateur. Dès lors, en vue de rendre compte explicitement de la
relation d’intentionnalité dans le langage objet, on doit éclaircir la
question de la relation entre, d’une part, l’acte d’intentionnalité et,
d’autre part, la charge ontologique prêtée à l’objet de l’acte intentionnel. Le contexte d’analyse s’étendra au domaine de
l’argumentation rhétorique et de la
persuasion. C’est en effet un domaine où se mêlent convictions et
engagement ontologique. La persuasion peut consister à argumenter de façon à
convaincre quelqu’un de croire quelque chose, que ce quelque chose en
question existe ou non. On s’intéressera essentiellement aux cas où il s’agit
de persuader de l’existence d’objet non existants et d’analyser les rapports
entre croyance et existence. Comment, par exemple, peuvent être créés des
mouvements de panique ? Dès lors, comment tenir compte de l’engagement
ontologique dans de telles méthodes de persuasion ? Comment s’articulent
les relations de peur et de croyance dans des discours à but persuasif ?
Comment désigner et tenir compte de l’objet intentionnel dans un discours à
but persuasif ? La méthodologie envisagée s’appuiera sur une approche
critique de l’identité dans la logique intentionnelle explicite -
essentiellement dans le cadre des logiques d’ordre supérieur - où les
problèmes de l’identification des références et de la désignation sont
cruciaux. Comment, et selon quel critère, peut-on identifier un objet
intentionnel à travers les différents contextes ? Comment désigner
l’objet d’un acte intentionnel, qui plus est si la référence en question
n’existe pas ? Kripke, dans son célèbre ouvrage Naming and Necessity,
évacue le problème de l’identification de la référence en posant la thèse des
désignateurs rigides. Cependant, mon analyse de l’intentionnalité suppose une
référence qui dépende de la relation de l’agent à la proposition. Par
conséquent, on doit refuser la rigidité des désignateurs. Contre cette thèse
des désignateurs rigides, j’introduis dans mon mémoire de master 2
l’opérateur lambda. Cet opérateur permet de considérer des prédicats
abstraits et de désambiguïser la lecture des énoncés modaux afin de repenser
la distinction des modalités (ontique et épistémique). Par ailleurs, la logique modale standard est limitée aux
prédicats de premier ordre. Or, on veut étudier la relation qu’entretient
l’agent aux propositions exprimées. Mais cette relation doit en fait être interprétée
comme une propriété de second ordre, c’est-à-dire une propriété de propriété.
Cette relation ne peut donc pas être exprimée en logique intentionnelle de
premier ordre. Par conséquent, on abordera l’analyse de cette relation à
l’aide des logiques d’ordre supérieur, ce qui permettra de quantifier sur des
propriétés et d’exprimer explicitement l’existence des relations
intentionnelles. Afin de relier la réflexion plus technique et formelle
aux problèmes déjà mentionnés de l’argumentation rhétorique, on ancrera la
démarche dans la logique dialogique. L’approche dialogique a cet avantage de
présenter la preuve comme un processus d’argumentation en l’insérant dans un
dialogue. Ce dialogue se déroule entre le proposant d’une thèse et un
opposant. Cet opposant émet des questions face à la thèse du proposant en
construisant un contre modèle. On rend ainsi compte de l’argumentation selon
un mouvement dialectique - selon des enchaînements de questions et de
réponses. Un des enjeux techniques de ce projet est donc de développer une
approche dialogique des logiques intentionnelles d’ordre supérieur. C’est de
plus dans ce cadre dialogique que se révélera le caractère novateur de
l’approche que je propose puisqu’on va ainsi pouvoir comprendre les démarches
de persuasion dans le cadre d’une argumentation. En effet, dans ce contexte
d’argumentation on va pouvoir comprendre l’acte intentionnel et sonder
l’engagement ontologique d’un agent qui croit à certains faits. On éclaircira
ainsi la place que prennent les questions de charge et d’engagement
ontologique dans les processus de persuasion. | |
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Mémoires
de
Master (sous la direction de Shahid Rahman) : Master 1 : La thèse des désignateurs rigides et la
distinction des modalités dans La logique des noms propres de Saul
Kripke Master 2 : L’opérateur lambda dans les logiques
intentionnelles : des prédicats abstraits et des objets intentionnels
contre les théories de la référence |
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Publications :
Communications : -
31 Mars 2007 : Deuxième congrès de -
3 Octobre 2007 : Séminaire « Référence » (organisé par le groupe
Pragmatisme Dialogique – STL-UMR8163) : Désignation rigide et logique
intensionnelle. -
24 Octobre 2007 : Séminaire « Référence » (organisé par le groupe
Pragmatisme Dialogique – STL-UMR8163) : Modalités et désignation non
rigide dans la logique intentionnelle -
19 Janvier 2008 : « Fiction : logiques, langages,
mondes » : journée d’études organisée par l’IHPST (CNRS – Paris
1 – ENS) et le GDR « Fictions » du CNRS (sous la responsabilité de
Jacques Dubucs et Brian Hill) : Dynamique des fictions et
supervaluations (avec Shahid Rahman et Juan Redmond). |
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Enseignement : Moniteur à l’UFR de philosophie de Lille 3 et
responsable des UE professionalisantes : -
TD de méthodologie en licence 1 (1er semestre 2007-2008) -
Philosophie de la psychologie en licence 1 de psychologie (1er
semestre 2007-2008) -
UE stage en licence 1 (2ème semestre 2007-2008) -
UE Projet Professionnel Etudiant en licence 1 (2ème
semestre 2007-2008 et 2008-2009)
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