Master "Sciences Humaines et Sociales"
Mention "Sciences de l'Antiquité "

Responsable : Didier Devauchelle

Présentation générale de la formation

Le master est une formation en 2 ans qui remplit trois fonctions :
- c’est une formation disciplinaire qui vient étoffer et approfondir, en lui donnant éventuellement une orientation plus spécialisée, la formation généraliste reçue en licence, et qui sera sanctionnée par un diplôme de niveau Bac + 5 ;
- c'est une initiation à la recherche, qui prépare aux études doctorales et, au-delà, aux carrières de l'enseignement supérieur et de la recherche ;
- la seconde année de Master peut aussi offrir une formation orientée vers des qualifications professionnelles spécialisées.

La mention Sciences de l’Antiquité du master cherche à familiariser les étudiants avec les problématiques actuelles et les recherches en cours dans le domaine des sciences de l’Antiquité et à les initier aux diverses disciplines qui étudient les mondes anciens (histoire, philologie, littérature, philosophie, anthropologie, archéologie), et aux techniques qu’appliquent ces disciplines (épigraphie, papyrologie, paléographie, iconographie…). Pour proposer un enseignement aussi complet que possible, et donc pluridisciplinaire, cette mention propose des cours de tronc commun transversaux et des séminaires de spécialisation qui s’appuient sur les axes de recherche des 2 laboratoires de recherche (UMR : Unité Mixte de Recherche) sur lesquels cette formation s’adosse :
- l’UMR 8163 « Savoirs, textes, langage » (CNRS, Université de Lille 3, Université de Lille 1).
- l’UMR 8164 HALMA-IPEL (CNRS, Université de Lille 3, MCC).
- Pour le détail sur la formation, voir le document descriptif (PDF).

Cette formation vise à former de futurs spécialistes dans les 4 domaines suivants :

- Poétique et littérature
- Anthropologie culturelle et histoire des systèmes de pensée scientifique et philosophique
- Histoire et archéologie des mondes classiques et tardifs et de leurs périphéries
- Proche-Orient et Egypte.

Conditions d’admission
La formation est ouverte aux étudiants titulaires d’une licence (Lettres classiques, Histoire, Histoire de l’art, Archéologie, Philosophie, Lettres modernes,). Les étudiants titulaires d’autres diplômes de niveau équivalent doivent constituer un dossier de Validation des Acquis et des Compétences (SUVAC : suvac@univ-lille3.fr)
Le passage en M2 n’est pas automatique. Il est soumis en particulier à l’avis du Conseil du Master. Les dossiers de candidature sont à retirer auprès de l’UFR des Sciences historiques.

Bourses de Master 2
L'administration fixe chaque année une date limite pour le dépôt des demandes de bourse de Master 2. Il est prudent de s'en informer dès l’année de Master 1. Ces bourses sont accordées sur critères académiques.

Poursuite d’études en thèse de Doctorat
Le Master peut déboucher sur la préparation d’une thèse de doctorat sous réserve de l’accord d’un directeur de recherche, du directeur de l’UMR dont dépendrait le futur doctorant et du Conseil de l’Ecole Doctorale. Le sujet en est délimité avec le directeur de thèse qui en dirigera l’élaboration.

Allocations de recherche pour la préparation d'un doctorat
Des allocations de recherche peuvent être obtenues pour la préparation de la thèse. Les dossiers de candidature aux allocations accordées par la Région Nord-Pas-de-Calais (deux par an, le plus souvent) doivent être constitués dès février. Les candidatures allouées par le Ministère de l'Education Nationale (environ 7 par an) sont classées par les équipes pédagogiques des Mentions de Master à l’issue de la session de juin, puis examinées début juillet par le Conseil de l’Ecole Doctorale, qui répartit les allocations (on demande aussi aux candidats à une allocation ministérielle de tenir un dossier prêt pour février, dans la mesure où il est susceptible d’être aussi présenté à la Région).
Les bénéficiaires d'une allocation peuvent éventuellement bénéficier d'une allocation complémentaire liée à un monitorat (renseignements au Centre d'Initiation à l'Enseignement Supérieur, tél. : 03 20 91 69 96).

Doctorat international en philologie classique
Il existe également un Doctorat en philologie classique qui, selon une convention de cotuelle, unit l’Université de Lille 3 à celle de Trente (Italie). L’Université de Trente alloue chaque année dans ce cadre une ou deux allocations. La thèse est codirigée par deux tuteurs, français et italien. La condition pour un doctorant français est de passer le concours d’admission au doctorat en novembre à Trente devant un collège d’enseignants (écrit : version grecque ou latine et commentaire, oral : présentation du projet de recherche, notions de philologique ancienne, lecture d’un texte de langue étrangère au choix + vérification de la capacité à lire un texte italien de littérature secondaire) et de séjourner au moins un semestre dans l’Université italienne où se trouve son cotuteur. Le concours peut se passer en français, mais une maîtrise de l’italien est attendue assez vite.
Pour plus de renseignements, s’adresser à Fabienne Blaise (fabienne.blaise@univ-lille3.fr), qui coordonne le doctorat pour Lille 3.
Des aides spécifiques peuvent être accordées dans le cadre d’une cotutelle de thèse avec une université étrangère.

Organisation des enseignements
Les enseignements sont semestrialisés. Chaque semestre se compose de 6 Unités d’Enseignement (UE). Pour l’obtention des points de crédit (ECTS), l’assiduité est obligatoire. Il est également recommandé de participer aux manifestations scientifiques organisées par les UMR soutenant la formation.

Voir la présentation de la formation sur le site de l'Université de Lille 3 et le détail des enseignements en 2006-2007.

Séminaires de spécialisation proposées par l’UMR « Savoirs, textes,langage » (Directrice : Fabienne Blaise ; directeur adjoint : Philip Miller)

1. Son approche des textes anciens.
L'originalité de la recherche qui se pratique dans ce centre de recherche autour des textes anciens réside en ceci que le travail y est conçu comme un atelier de philologie dans lequel les œuvres sont abordées sous les différents aspects de l'analyse philologique. Contrairement au choix exclusif qui se pratique le plus souvent dans les études anciennes, où l'on opte soit pour un travail d'érudition technique soit pour l'essai interprétatif, le but est d'associer tous les aspects, indissociablement liés, de l'étude des textes. Entendant par philologie la science herméneutique et critique des œuvres de langage et des traditions lettrées qui s'y rapportent, l'équipe de recherche opère à plusieurs niveaux, qui sont à la fois distincts et entrent dans une interrelation complexe lors du travail interprétatif :

1. le déchiffrement de la lettre transmise : nous insistons de plus en plus sur la formation des chercheurs dans le domaine de la papyrologie, de la paléographie et de la critique verbale, et nous réfléchissons à la nature même de la tradition – manuscrite et indirecte.
2. l'interprétation des textes : il s'agit d'un travail herméneutique et critique de base, qui part du principe de non-compréhension, selon lequel le texte ne livre pas un contenu immédiatement saisissable qu'il suffit d'expliciter, mais est, à l'origine, opaque pour celui qui tente de le comprendre.

3. L'histoire des formes de discours. Au-delà du déchiffrement et de l'interprétation de l'œuvre individuelle, se pose le problème de la signification qu'elle prend dans le cours de l'histoire. Il s’agit de ne pas réduire la signification des œuvres à une simple fonction dans un système prédéfini (comme le rite, par exemple) et, à l’inverse, de ne pas faire non plus de l’individualité des œuvres un absolu, éliminant toute possibilité d'un enchaînement historique. Les recherches qui se pratiquent dans l’UMR sur les textes anciens, littéraires et philosophiques, se démarquent ainsi de deux positions dominantes : l'une qui admet une fois pour toutes l'individualité géniale, inexplicable, de l'auteur sans se demander à quelle condition une telle singularité pouvait surgir dans un contexte historique donné ; l'autre, moins "classique" et inspirée des sciences sociales, qui met l'accent sur l'ensemble des codes signifiants à l'intérieur d'une œuvre, sans véritablement mesurer ce qui la différencie d'une autre.

4. L'analyse et la reconstruction de l'histoire des interprétations anciennes et modernes. L'interprétation est un questionnement adressé aux œuvres et aux traditions. Les textes ont donné lieu à une diversité d'interprétations, qui est à elle seule la preuve que la compréhension d'un texte n'est pas immédiate (même une fois déblayés les problèmes d'ordre grammatical et historique), mais répond à des horizons d'intérêt qui ne proviennent pas nécessairement de la philologie, mais de l'ensemble des disciplines qui ont l'activité humaine pour objet. Afin de comprendre la démarche interprétative elle-même, il est pertinent de retracer la généalogie de ces questions, en reconstruisant les positions théoriques (ou anti-théoriques) sous-jacentes aux types d'interprétation rencontrés.

2. Séminaires de spécialisation ou d’option où interviennent les enseignants chercheurs et chercheurs de l’UMR

Enseignants-chercheurs concernés

- « Poétique grecque » : György Karsaï, Philippe Rousseau
- «  Mythologie et mythographie littératures » : Laurence Boulègue (avec Jacqueline Fabre et Joëlle Prungnaud, HALMA-IPEL)
- « Histoire des systèmes de pensée philosophique » : Michel Crubellier, André Laks (options)

Séminaires de spécialisation proposées dans ce cadre en 2006-2007

- « Poétique grecque »

Philippe Rousseau : « La composition des récits de bataille dans l'Iliade » (M1 et M2)
György Karsaï : « La dissolution de la famille dans les tragédies d'Euripide » (M1 et M2)

- « Mythologie et mythographie »

Laurence Boulègue (associée à J. Fabre et Joëlle Prungnaud) : « Les mythes de la fin du monde » (M1 er M2)
Laurence Boulègue (associée à J. Fabre) : « Figures de la Folie » (M1 et M2)

Séminaires d’option proposés dans ce cadre en 2006-2007

Michel Crubellier : Histoire de la philosophie ancienne et médiévale : « Rhétorique, dialectique, justice : autour du Gorgias de Platon ».
André Laks : Histoire de la philosophie ancienne : « Aristote : physique, métaphysique, théologie ».