NZOKOU Gildas                                                          Villeneuve d’Ascq, le 05/06/2008

UMR 8163 : Savoir, Textes et Langage.

Équipe « Pragmatisme Dialogique »                         

                                                     

                                      

 

 

Objet : Rapport de stage de recherche.

 

Compte-rendu détaillé de mon récent séjour de recherche au Gabon, qui se décline en deux temps : une partie institutionnelle et une autre purement scientifique.

 

     D’abord, arrivé le 01/04/2008 à Libreville (Gabon), j’ai du patienter le 07/04/2008 pour entamer mes activités scientifiques, toute l’académiques de Libreville étant en vacances de Pâque du 01 au 06 /04/2008. J’ai donc commencé par prendre part au séminaire qu’avait tenu le Pr Rahman les 7, 8 et 9 Avril au département de philosophie, dans le cadre de sa mission exploratoire (conjointe à la mienne) à L’université Omar Bongo (UOB) de Libreville. Ensuite, j’ai bénéficié de quatre séances d’exposé les 12, 17, 23 et 30 Avril 2008, où j’ai présenté l’interprétation qui est faite, au niveau de notre équipe Pragmatisme Dialogique, de « la sémantique des mondes possibles » dans le cadre des discussions sur les fondements philosophiques de la logique modale. Et, dans le même élan de diffusion scientifique, j’ai travaillé, en accord avec le responsable des enseignements de logique formelle (du département de philosophie de Libreville), à présenter notre modèle de Logique Dialogique.

     Parallèlement à cette action de diffusion paradigmatique, le travail de recherche proprement dit a consisté, dans une large mesure, à recueillir du matériau linguistique essentiel à mes investigations en logique formelle. Il s’est agit précisément de récolter des transcriptions de textes de la tradition orale bantu, dont les plus importants sont de type argumentatif, dans le but d’y voir le déploiement correct ou non de l’inférence logique. Ici, malheureusement, le matériau que je suis parvenu à réunir n’est pas encore conséquent,  et ce par la faute d’une absence prolongée du spécialiste de l’oralité au niveau du département d’anthropologie culturelle de l’UOB.

      D’autres parts, et heureusement, les nombreuses séances de travail que j’ai eues avec le spécialiste de l’herméneutique au département de philosophie, m’ont été d’un apport significatif, notamment dans la présentation qu’il m’a faite du système d’interprétation des différents symbolismes dans les cultures bantu. Et, ceci est d’autant plus essentiel, dans la mesure où les langues bantu se déploient sur le mode d’une contextualité permanente qu’il importe d’intégrer dans une analyse qui voudrait en extraire les formes logiques.

     Maintenant, du point de vue institutionnel, une convention d’accueil m’a été délivrée par les responsables du Centre d’Études et de Recherches en Philosophie (CERP) de l’UOB, afin de me permettre d’y mener, de manière périodique mais officielle, mes recherches doctorales ; ces dernières portant sur un thème transversal. Toujours dans le registre institutionnel, les responsables du département de philosophie de l’UOB, d’une part, le Pr Rahman, d’autre part, et en ma présence, ont discuté d’une procédure d’accueil de futurs étudiants gabonais dans le parcours « logique et épistémologie » du Master Recherche de Philosophie à Lille 3.

 

Tels sont, pour l’essentiel, les principaux moments de mon séjour exploratoire et de recherche à l’Université de Libreville, qui a pris fin le 28/05/2008.